1. Comprendre le contexte
Le contexte fait référence à tous les facteurs internes et externes qui affectent le type de risque auquel l’entreprise fait face et/ou que celle-ci pose pour la société. Cette première étape consiste donc à inventorier tout ce qui pourrait constituer un enjeu matériel à évaluer, sans chercher tout de suite à classer les éléments.
La norme GRI 3 recommande de prendre en compte quatre dimensions du contexte :
Quel est le modèle d’affaires de l’entreprise et quelles ressources (humaines, matérielles, financières) nécessite-t-il? Quels sont les produits ou services proposés? Sur quels marchés ceux-ci sont-ils offerts? Comment le travail est-il organisé?
Qui sont les principaux partenaires commerciaux? Sur quel territoire et dans quelle industrie exercent-ils leurs activités? Quels enjeux sont les plus pertinents pour eux?
Quels sont les principaux défis économiques, environnementaux et sociaux sur le ou les territoires où ont lieu les activités? Quels sont les règlements et les lois en vigueur? Quelles sont les priorités des instances gouvernementales locales?
Qui sont les principales parties prenantes, c’est-à-dire les personnes ou les organisations qui pourraient affecter les activités de l’entreprise ou être affectées par celles-ci? Quel est leur niveau d’intérêt pour les activités?
En soi, les réponses à ces questions ne permettent pas d’identifier les enjeux matériels, mais elles peuvent nourrir la réflexion. Par exemple, si les activités de l’entreprise nécessitent un accès constant à de l’eau potable, la disponibilité et la qualité des ressources en eau seront des enjeux matériels.
Il est également important à cette étape de recenser les parties prenantes, si ce n’est déjà fait. Il est fortement recommandé de consulter les principales parties prenantes ou leurs représentant∙e∙s au cours de l’exercice, car cela permet d’obtenir un point de vue extérieur et d’éviter ainsi les angles morts, en plus de légitimer la démarche.
Dans le cas de la matérialité financière, les parties prenantes sollicitées devraient inclure des membres du conseil d’administration (ou d’un autre organe de gouvernance) et de la haute direction et les actionnaires.
En ce qui concerne la matérialité d’impact, elles devraient comporter des ressources internes et externes, telles que des employé∙e∙s, des client∙e∙s, des fournisseurs, des partenaires commerciaux, des membres de la communauté locale, des médias, des représentant∙e∙s d’OSBL et des autorités locales, etc. En ce qui concerne la matérialité d’impact, elles devraient comporter des ressources internes et externes, telles que des employé∙e∙s, des client∙e∙s, des fournisseurs, des partenaires commerciaux, des membres de la communauté locale, des médias, des représentant∙e∙s d’OSBL et des autorités locales, etc.
Il n’est pas nécessaire de consulter tout le monde. Le nombre de parties prenantes à impliquer dans l’exercice dépendra des ressources que vous avez à consacrer à celui-ci. Il est généralement recommandé de miser davantage sur la transparence par rapport à l’implication des parties prenantes (leur sélection, leur sollicitation, leur rôle, etc.) que sur la perfection, surtout pour la première analyse.
2. Identifier les enjeux actuels et potentiels et leurs impacts
À cette étape, il s’agit de faire le tri dans les enjeux actuels et potentiels identifiés pour déterminer lesquels concernent votre contexte spécifique.
Plusieurs ressources peuvent être consultées pour ce faire :
Si vous avez déjà mené certaines études (par exemple sur le cycle de vie de vos produits ou services, sur les impacts environnementaux de vos activités, ou même sur la satisfaction de vos employé∙e∙s et/ou client∙e∙s), ces documents peuvent vous fournir des indications sur les enjeux pertinents.
De nombreuses organisations ont réalisé des études approfondies sur les impacts sociaux et environnementaux de certains produits, services ou industries. L’analyse de leurs résultats peut vous fournir des indications sur vos propres impacts réels et potentiels. Il existe également des référentiels sur la matérialité, dont l’outil Materiality Finder créé par le SASB.
Les instituts de recherche, les organismes de défense des droits de l’individu et de l’environnement et les consultant∙e∙s spécialistes sont autant de ressources qui peuvent vous aider à déterminer quels enjeux sont plus ou moins signifiants.
Une bonne pratique est de réaliser un sondage auprès des parties prenantes identifiées à l’étape précédente, leur demandant de classer chacun des enjeux sur une échelle de priorité. Le sondage devrait être adapté à chaque catégorie de parties prenantes, afin de les questionner seulement sur les enjeux qui les concernent. Assurez-vous d’inclure une introduction indiquant clairement les objectifs de la démarche et la signification de chacun des sujets d’interrogation. D’autres méthodes, comme les entrevues individuelles ou de groupes, sont tout aussi pertinentes pour cet exercice.
3. Prioriser les enjeux selon leurs risques
Les informations collectées à la deuxième étape devraient vous permettre de classer les enjeux selon leur importance. Il est impossible d’être entièrement objectif∙ive, et la plupart des enjeux seront difficilement comparables (la destruction d’un écosystème est-elle plus ou moins grave que l’atteinte aux droits individuels d’un certain groupe?). On recommande ainsi d’appliquer le même principe qu’en gestion de risques : évaluer chaque enjeu selon son importance et sa probabilité. On effectue ensuite la comparaison relativement à la gravité du risque pour l’entreprise elle-même plutôt qu’à la performance de l’organisation par rapport à d’autres entités.
La gravité d’un risque fait référence à son ampleur (degré de gravité), à sa portée (nombre de personnes touchées ou taille de la zone affectée), ainsi qu’à la possibilité ou l’impossibilité de le renverser. Il est aussi possible d’évaluer les impacts positifs en fonction de leur ampleur et de leur portée. La probabilité fait référence aux chances que le risque se concrétise.
Les ressources citées à l’étape précédente peuvent vous aider à effectuer cette analyse de risques. Si votre analyse s’appuie sur un sondage, il vous faudra également pondérer les résultats. Cette pondération doit refléter l’importance relative des parties prenantes questionnées. Par exemple, une entreprise manufacturière qui emploie peu de travailleur∙euse∙s, mais qui a une incidence significative sur la qualité de son environnement devrait accorder une plus grande importance au point de vue des communautés locales, plus directement touchées par le sujet, qu’à celui de ses employé∙e∙s.
Afin de faciliter la lecture des résultats, de nombreuses entreprises choisissent de représenter cette priorisation des enjeux sous forme de matrice dont l’un des axes correspond à la matérialité financière (l’importance pour la viabilité de l’entreprise) et l’autre à la matérialité d’impact (importance pour les parties prenantes) de l’enjeu.

4. Tester les résultats
Une fois la priorisation effectuée, il faut décider du nombre d’enjeux sur lesquels nous souhaitons agir et réaliser une reddition de comptes. Certains enjeux sont plus complexes à affronter, le point de coupure dépendra donc des résultats. La matrice peut nous aider à faire cette sélection : les enjeux se situant en haut à droite sont les plus importants tant pour l’entreprise que pour la société. Il ne faut pas cependant négliger ceux qui sont importants seulement pour l’une ou l’autre. C’est pourquoi il peut être avantageux de diviser la matrice en trois niveaux :
- Le niveau prioritaire (vert foncé) comprend les extrémités, où les enjeux sont les plus importants pour l’entreprise et/ou la société.
- Le niveau intermédiaire (vert pâle) comprend les zones centrales, constituées des enjeux d’une importance moyenne qui peuvent être abordés dans un second temps.
- Le niveau tertiaire (blanc) comprend le coin inférieur gauche, qui regroupe les enjeux les moins importants, soit ceux qui n’ont pas à être affrontés immédiatement, mais devraient être surveillés.
Une bonne pratique est de faire vérifier la matrice par des spécialistes ainsi que par les principaux∙ales destinataires de la reddition des comptes avant de l’utiliser, afin de s’assurer qu’elle répondra à nos besoins.
5. Utiliser l’analyse pour se doter d’un plan d’action et évaluer son impact
Les résultats de l’analyse de matérialité devraient être utilisés dans la planification stratégique de l’entreprise pour les années à venir afin de garantir que les orientations stratégiques tiendront compte des enjeux qu’on a identifiés comme les plus pertinents. Un plan d’action précis, comprenant des objectifs et des cibles pour chacun des enjeux de niveau 1 et, dans une moindre mesure, de niveau 2, pourrait également être mis en place.
L’analyse sera également utile pour sélectionner les indicateurs qui serviront à réaliser l’évaluation annuelle de l’impact de l’entreprise et la reddition de comptes. Il est à noter que certains indicateurs portant sur des informations qui, selon l’analyse, sont plus ou moins importantes pourraient tout de même se retrouver dans la reddition de comptes afin de respecter certaines normes ou de répondre aux attentes des destinataires. Par exemple, les émissions de GES sont aujourd’hui un incontournable de la reddition de comptes ESG pour la majorité des entreprises, peu importe leur niveau d’importance.
Il est également pertinent d’intégrer les résultats de l’analyse matérielle au système de gestion de risques de l’entreprise (ERM), s’il en existe un, en s’assurant que celui-ci est cohérent avec les nouveaux enjeux ESG matériels identifiés. Si l’entreprise ne possède pas un tel système, il est important de s’assurer que ces enjeux et risques sont néanmoins discutés par le conseil d’administration ou par tout autre organe de gouvernance.
6. Communiquer l’analyse de matérialité dans le rapport extrafinancier
L’analyse de matérialité, y compris la matrice, devrait au moins être communiquée dans le rapport ESG annuel, si l’entreprise en publie un. Si ce n’est pas le cas, elle peut être publiée en tout ou en partie sur d’autres supports, par exemple sur la page du site Web de l’entreprise dédiée aux initiatives de transition ESG.
Il est très important de documenter l’ensemble de la démarche d’analyse de matérialité afin de pouvoir justifier certains choix au besoin et se conformer aux normes de reddition de comptes. La documentation devrait couvrir toutes les étapes présentées dans cette fiche.
L’analyse de matérialité se veut le plus neutre possible, mais certains biais peuvent néanmoins s’y introduire. Les intérêts de l’entreprise et des parties prenantes pourraient également évoluer. C’est pourquoi il est pertinent de refaire l’exercice après quelques années.
Qu’est-ce qu’une analyse de matérialité?
L’analyse de matérialité est un processus clé de la gestion des risques qui permet d’identifier et de prioriser les impacts, risques et opportunités ESG les plus pertinents pour l’entreprise. Elle est composée d’une ou deux dimensions. Les questions qui sont posées dans chacune d’elles servent à guider les choix que l’entreprise fera en matière d’actions à réaliser et de priorités :
- Matérialité financière : quels sont les risques dont les conséquences potentielles sur la performance et la viabilité financière de l’entreprise sont les plus significatives?
- Matérialité d’impact : quels sont les risques dont les conséquences potentielles sur le bien-être et les attentes des parties prenantes sont les plus significatives?
Lorsqu’une entreprise effectue une lecture croisée des résultats de l’analyse de matérialité financière et de l’analyse de matérialité d’impact, elle réalise une analyse de double matérialité.
Pourquoi s’y intéresser?
L’analyse de matérialité nous invite à prendre le temps de bien comprendre le contexte interne et externe de l’entreprise afin d’identifier les divers risques qui pourraient l’affecter ainsi que les enjeux sociaux et environnementaux auxquels elle contribue ou pourrait contribuer. Ce processus permet d’asseoir la démarche de transition ESG sur des fondements solides et de concentrer les efforts là où c’est le plus important. Plus précisément :
L’analyse de matérialité financière permet de brosser un portrait global des risques et opportunités à court, moyen et long terme. Celui-ci facilite la prise de décisions stratégiques concernant les enjeux à surveiller et les actions à entreprendre pour mitiger les risques, assurant la viabilité à long terme de la performance financière.
L’analyse de matérialité d’impact permet de prendre conscience de la contribution (directe et indirecte) de l’entreprise à divers enjeux sociaux et environnementaux et de déterminer lesquels doivent être abordés le plus urgemment dans la stratégie ESG. Cela est particulièrement utile puisqu’en général, les entreprises n’ont pas les ressources nécessaires pour s’attaquer de front à l’ensemble des enjeux. Cette analyse nécessite l’implication des parties prenantes afin d’éviter les angles morts concernant les impacts des activités de l’entreprise et d’assurer l’objectivité de la démarche.
L’analyse de matérialité permet de mieux choisir les indicateurs sur lesquels baser la reddition de comptes sur la performance extrafinancière et de créer un plan d’action concret propre aux enjeux considérés comme les plus pertinents afin d’améliorer la performance d’année en année.
Ancrer la démarche ESG dans une analyse de matérialité permet d’éviter les accusations d’écoblanchiment, par lesquelles des parties prenantes pourraient accuser l’entreprise de détourner l’attention alors qu’elle n’investit pas des efforts suffisants vis-à-vis des enjeux les plus significatifs. En effet, non seulement la démarche se veut la plus objective possible, mais elle implique la prise en compte du point de vue et des priorités des parties prenantes, auxquelles on demande d’y participer.
Pour les entreprises qui doivent (ou devront éventuellement) se conformer à des normes sur la reddition de comptes extrafinancière, il est à noter que celles-ci pourraient nécessiter la réalisation d’une analyse de matérialité et que chacune a des exigences propres en la matière (par exemple, les normes IFRS S1 et S2 de l’ISSB prescrivent seulement une analyse de matérialité financière, alors que les normes ESRS, en Europe, demandent la réalisation d’une analyse de double matérialité).
Norme |
Définition d’une information matérielle |
Processus d’identification des informations matérielles |
|---|---|---|
Une information est considérée comme matérielle, dans le contexte de la divulgation financière liée à la durabilité, si son omission, sa déformation ou son obscurcissement peut, dans une mesure raisonnable, influencer les décisions des principaux∙ales utilisateur∙trice∙s des rapports financiers basés sur elle. |
Obligation d’identifier les risques et les opportunités qui pourraient affecter les perspectives de l’organisation, cependant la méthodologie et les limites de ce qui est considéré comme significatif sont laissées à la discrétion de chaque organisation. L’importance relative doit être réévaluée à chaque période de reddition de comptes. |
|
Impacts les plus significatifs de l’organisation sur l’économie, l’environnement et les personnes, y compris sur les droits de l’individu. |
Processus en quatre étapes qui doit être documenté : 1) comprendre le contexte de l’organisation (en utilisant les normes sectorielles de la GRI); 2) identifier les impacts réels et potentiels (en utilisant les normes sectorielles de la GRI et en faisant appel aux parties prenantes et aux expert∙e∙s concerné∙e∙s); 3) évaluer l’importance des impacts (en faisant appel aux parties prenantes et expert∙e∙s concerné∙e∙s); 4) classer par ordre de priorité les impacts les plus importants à divulguer (en effectuer des tests). Les thèmes sélectionnés doivent être réexaminés à chaque période de reddition de comptes. |
|
Une information relative à la durabilité remplit le critère de double matérialité si elle est significative du point de vue de l’impact (lorsque l’organisation est liée à un impact significatif réel ou potentiel sur les personnes ou l’environnement à court, moyen ou long terme), du point de vue financier (lorsqu’elle entraîne des effets financiers sur l’organisation, c’est-à-dire qu’elle génère des risques ou opportunités qui influencent ou pourraient influencer la trésorerie et donc la valeur de l’organisation à court, moyen ou long terme), ou des deux à la fois. |
La méthodologie est libre, cependant l’organisation doit rendre compte du processus suivi pour réaliser l’analyse de double matérialité, comprenant 1) une description du processus et des ressources dédiées; 2) une description de la méthodologie employée; 3) une explication de l’implication des parties prenantes et des expert∙e∙s internes et externes sollicité∙e∙s; 4) la date de la dernière et de la prochaine révision. |
Norme
Définition d’une information matérielle
Une information est considérée comme matérielle, dans le contexte de la divulgation financière liée à la durabilité, si son omission, sa déformation ou son obscurcissement peut, dans une mesure raisonnable, influencer les décisions des principaux∙ales utilisateur∙trice∙s des rapports financiers basés sur elle.
Processus d’identification des informations matérielles
Obligation d’identifier les risques et les opportunités qui pourraient affecter les perspectives de l’organisation, cependant la méthodologie et les limites de ce qui est considéré comme significatif sont laissées à la discrétion de chaque organisation. L’importance relative doit être réévaluée à chaque période de reddition de comptes.
Définition d’une information matérielle
Impacts les plus significatifs de l’organisation sur l’économie, l’environnement et les personnes, y compris sur les droits de l’individu.
Processus d’identification des informations matérielles
Processus en quatre étapes qui doit être documenté : 1) comprendre le contexte de l’organisation (en utilisant les normes sectorielles de la GRI); 2) identifier les impacts réels et potentiels (en utilisant les normes sectorielles de la GRI et en faisant appel aux parties prenantes et aux expert∙e∙s concerné∙e∙s); 3) évaluer l’importance des impacts (en faisant appel aux parties prenantes et expert∙e∙s concerné∙e∙s); 4) classer par ordre de priorité les impacts les plus importants à divulguer (en effectuer des tests). Les thèmes sélectionnés doivent être réexaminés à chaque période de reddition de comptes.
Norme
Définition d’une information matérielle
Une information relative à la durabilité remplit le critère de double matérialité si elle est significative du point de vue de l’impact (lorsque l’organisation est liée à un impact significatif réel ou potentiel sur les personnes ou l’environnement à court, moyen ou long terme), du point de vue financier (lorsqu’elle entraîne des effets financiers sur l’organisation, c’est-à-dire qu’elle génère des risques ou opportunités qui influencent ou pourraient influencer la trésorerie et donc la valeur de l’organisation à court, moyen ou long terme), ou des deux à la fois.
Processus d’identification des informations matérielles
La méthodologie est libre, cependant l’organisation doit rendre compte du processus suivi pour réaliser l’analyse de double matérialité, comprenant 1) une description du processus et des ressources dédiées; 2) une description de la méthodologie employée; 3) une explication de l’implication des parties prenantes et des expert∙e∙s internes et externes sollicité∙e∙s; 4) la date de la dernière et de la prochaine révision.
Synthèse de la matérialité selon les principales normes de reddition de comptes en vigueur ou proposées en 2024.
Les enjeux ESG et les entreprises
Avant de se lancer dans une analyse de matérialité, il est important de comprendre quels enjeux peuvent être pris en compte. Étant donné la nature variée des activités et des relations d’affaires des organisations dans le monde, il n’existe pas de liste exhaustive. Des catégories d’enjeux et des exemples de matérialité financière et d’impact sont fournis dans le tableau ci-dessous.
Catégories d’enjeux |
Matérialité financière |
Matérialité d’impact |
|---|---|---|
Environnementaux |
|
|
Sociaux |
|
|
De gouvernance |
|
|
Catégories d’enjeux
Environnementaux
Matérialité financière
- Résilience climatique des infrastructures
- Réglementation sur la qualité de l’environnement
- Disponibilité des ressources naturelles
Matérialité d’impact
- Qualité de l’air, de l’eau et des sols
- Mesures d’atténuation des changements climatiques
- Résilience climatique des communautés
- Traitement des déchets
Catégories d’enjeux
Sociaux
Matérialité financière
- Acceptabilité sociale des projets
- Attraction et rétention de talents
- Productivité des employé∙e∙s
- Satisfaction des client∙e∙s
- Respect de la Loi sur les normes du travail et de la Loi sur la lutte contre le travail forcé et le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement
Matérialité d’impact
- Rémunération des employé∙e∙s
- Sécurité au travail
- Investissement dans la communauté
- Mesures de promotion de la diversité, de l’équité et de l’inclusion
- Respect des droits individuels
Catégories d’enjeux
De gouvernance
Matérialité financière
- Amendes et contraventions
- Conflits d’intérêts
- Relations avec les parties prenantes
Matérialité d’impact
- Respect des lois et règlements
- Sécurité et confidentialité des données
- Protection des lanceur∙euse∙s d’alerte
La matérialité des enjeux peut se manifester de différentes façons. Les impacts peuvent être réels (ils existent déjà) ou potentiels (ils ne se sont pas encore matérialisés, mais leur probabilité est significative). Lors de la priorisation des enjeux, il sera important de tenir compte du degré de probabilité des impacts potentiels par rapport à l’importance de leurs effets. Par ailleurs, les impacts peuvent être négatifs ou positifs. Chaque organisation a une empreinte environnementale et sociale, cependant, dans certains cas, les activités peuvent apporter des bénéfices à la communauté et/ou à l’environnement qu’il convient de considérer aussi. Ces bénéfices sont souvent liés au modèle d’affaires de l’entreprise.

