Le 18 août 2023, Stéfanie Lamoureux se faisait surprendre en apprenant qu’elle était la médaillée d’or du Québec de l’EFC de mai 2023.
Dans une entrevue, elle a accepté de nous en dire un peu plus sur son cheminement et de nous faire part de quelques-unes de ses astuces pour affronter l’EFC.

Portrait d’une CPA en devenir inspirante
« Au début, je n’y croyais pas. Je ne comprenais pas comment c’était possible que ce soit moi qui l’aie eue! Tout se passe tellement vite pendant l’EFC qu’on ne se souvient pas exactement de ce qu’on a écrit. Ça semblait irréel que j’ai eue la meilleure note, mais j’ai beaucoup apprécié la bonne nouvelle. »
« Bonne question, je ne savais pas que je voulais devenir CPA au cégep et au début de mon parcours universitaire. J’avais décidé d’aller en commerce à John Molson, et après quelques années d’étude, je me suis dit que je n’avais jamais touché à la comptabilité alors j’ai décidé de m’inscrire à un cours. J’ai tellement aimé l’aspect résolution de problèmes de la comptabilité que j’ai changé de majeure à ce moment-là. Vers la fin de mon BAC, je me suis dit que j’aimais beaucoup la comptabilité et que j’allais faire le DESS. J’ai appris à connaître le côté stratégique et analytique de la comptabilité, et c’est ce qui m’intéressait beaucoup. »
« J’ai appris à aimer la résolution de cas. Au début, c’était stressant, mais par la suite, c’était excitant de voir la nouveauté. Je vois les surprises des nouveaux cas comme des défis et j’adore le dépassement de soi que cet exercice exige. »
« C’est un rôle très large et chaque CPA a son expertise. Cette expertise aide à prendre des décisions d’affaires intelligentes, et en conséquence, le CPA a sa place dans la vision globale d’une entreprise. »
« Je suis très contente parce que, pendant le DESS, avec des collègues, on a organisé les Jeux du Commerce. J’étais la VP aux partenariats, alors j’étais responsable de ramasser des fonds pour préparer des compétitions académiques, mais aussi de trouver des emplois aux étudiants. C’était un gros défi qui demandait beaucoup d’entregent et de compétences en négociation. Tout ça était en dehors de ma zone de confort, mais lorsqu’on voit le tout prendre forme, c’est excitant. Je ne pensais pas être capable d’organiser quelque chose à une telle échelle. »
« Pour commencer, je prévois terminer mon stage CPA. Éventuellement, j’aimerais bien explorer mes options. J’ai déjà fait des stages en entreprise et en cabinet et beaucoup de domaines de la comptabilité m’intéressent. Éventuellement, je pense que j’aimerais travailler en stratégie d’entreprise, mais beaucoup de chemins différents peuvent mener vers ça. »
« Pendant ma préparation à l’EFC, j’ai fait mon rôle en audit. J’ai vraiment aimé parce qu’il y a beaucoup d’analyse. Je travaille en audit et j’apprends à connaître des entreprises et organismes à but non lucratif et je réalise que j’aime savoir comment les modèles d’affaires sont dans les entreprises. Le côté analytique m’intéresse beaucoup. »
« J’ai fait mon BAC en anglais à John Molson. J’ai fini en décembre et je suis tout de suite passée à HEC Montréal en janvier, car je voulais être compétente en français et en anglais. Je pensais qu’il serait plus facile pour moi d’étudier à HEC Montréal, car je suis francophone, mais lors de ma première semaine, j’étais vraiment perdue parce que les termes techniques sont si différents d’une langue à l’autre! Je ne me doutais pas de la période d’adaptation que j’aurais à traverser. »
« La première personne qui me vient en tête est ma collègue d’études Carolanne Leblanc. Nous nous sommes rencontrées à ma deuxième journée à HEC Montréal et on a été inséparables pendant notre parcours. On étudiait ensemble et on se soutenait. Dès qu’une de nous se disait qu’elle n’était peut-être pas faite pour le parcours, on s’encourageait. Elle m’a vraiment poussée à me motiver. Elle a été un vecteur positif dans ma réussite. Elle aussi a passé l’EFC en même temps que moi. Je pense aussi à mon copain qui, tout au long de mon parcours, me disait comment j’étais capable d’accomplir tout ce que je voulais. Tous les matins de l’examen, il venait me porter et me chercher. Il s’assurait que je sois dans la meilleure forme possible pour faire l’examen. Finalement, mes parents ont aussi été très précieux. Ils m’ont permis d’étudier à temps plein pendant que je faisais mes études. Ils m’encourageaient à poursuivre et ils ne m’ont jamais mis de pression. Ils m’ont dit de faire de mon mieux et ça a vraiment fonctionné! »
Les astuces de Stéfanie pour se préparer à l’EFC
« Il faut être à son affaire et mettre les bouchées doubles. C’est important de prendre le temps de faire de l’introspection pour apprendre quelles sont nos forces et nos faiblesses. Il faut avoir confiance en nos capacités. C’est aussi important de prendre soin de soi pendant qu’on étudie, par exemple, en se reposant et en faisant du sport. L’équilibre est important. »
« Ce qui m’a vraiment aidée, c’est que je prenais toutes mes notes à la main. C’est vieux jeu, mais j’écrivais à la main avec des crayons de différentes couleurs et ça m’aidait quand je me relisais! Pour une séance d’étude, je mettais de la musique. Je me disais : « Aujourd’hui, je veux faire 5 heures d’étude. Quand je finis un de mes chapitres, je peux prendre 15 minutes pour faire autre chose. » Cependant, je reconnaissais mes limites; si je m’étais dit 5 h et qu’après 3 h, ça ne rentrait plus, j’allais prendre une marche ou j’allais m’entraîner et je revenais plus tard. On a tous nos limites et c’est correct de s’arrêter, tant qu’on fait de notre mieux. »
« J’ai des collègues qui ont étudié jusqu’à la dernière minute, mais moi j’avais décidé de ne plus toucher à mes livres. J’ai fait du sport pour décrocher. Je savais que le sommeil allait être précieux, alors je me suis épuisée physiquement le plus possible et on a fait un souper avec mon copain pour penser à autre chose. Je suis même allée au spa! »
« Oui, je me réveillais à 6 h 30, je prenais mon petit-déjeuner et je mangeais des grains de café enrobés de chocolat au lieu de mon café habituel du matin. Avant de partir, j’écoutais des affirmations de confiance, puis mon copain m’amenait au centre d’examen. Je rejoignais mes collègues d’examen une heure avant le début pour parler d’autres choses (tout sauf l’EFC!) avant d’entrer officiellement dans le centre d’examen. J’installais ensuite mes crayons de couleur et des barres tendres! »
« Dès que j’ouvrais le cahier d’examen, je commençais par écrire les éléments de la structure de ma réponse et je faisais un plan. J’allais aussi écrire des notes pendant que je lisais le cas. Je subdivisais les cas en plus petites parties et j’assignais une quantité de temps à la réalisation de chaque section, par exemple, 30 minutes chacune, après je m’arrêtais. Dans le plan, j’ai toujours inclus 10 minutes de débordement. Comme la gestion du temps était une de mes faiblesses au début, j’ai été très rigoureuse sur la gestion de mon temps pendant l’examen. »
« Moi aussi, je voyais l’EFC comme ça au début. Chaque session, je me demandais si j’allais bien me rendre au but. Même quand j’ai ouvert mes résultats, je ne savais toujours pas si j’avais surmonté le défi. Je dirais : « Tu t’es tellement préparé et tu as tellement appris, quand tu arrives à l’EFC, tu es prêt. Ne te laisse pas décourager s’il y a des surprises parce que tout le monde va être surpris. Fais de ton mieux! Sois agile et ne sois pas rigide dans tes réponses. Sois créatif et fais-toi confiance. Visualise-toi en train de réussir ton EFC! »
* Information valide au moment de l’entrevue
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« Souvent, je faisais des soupers avec mes amis à la maison. En fait, tous les mois, on faisait un petit souper. Dans mon groupe d’amis, on aime beaucoup cuisiner. On faisait des soupers pendant lesquels on n’avait pas le droit de parler de l’EFC. J’ai aussi planifié le voyage que j’ai fait après l’EFC. Je pensais à des choses qui allaient se passer après l’EFC. »